LEURIDAN ROUBAIX
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- N°2 Le Castelo Lillois

Revue d’hitoire et de généalogie sur l’ancienne châtellenie de Lille disponible GRATUITEMENT sur Internet. 46 pages de données, d’articles, d’informations, de documents en couleurs.

Promenade à Roubaix
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Roubaix, Septembre 1740, regrettable drame sur la place de l'Hotel de Ville


En se promenant sur les arbres généalogiques, nous rencontrons une multitude d’ancêtres sans pouvoir pour autant avoir la moindre connaissance des conditions de leur naissance, de leur mariage ou encore de leur décès et pourtant laissez moi vous raconter une histoire qui réunie l’intérêt historique avec celui de la généalogie.

Notre histoire se déroule à Roubaix, à cette époque, le marquisat de Roubaix appartenait à la maison de Soubise en la personne de Charles, prince de Soubise.

Oui, car nous nous trouvons transporté là au milieu du 18ème siècle.

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Acte de décès de Venant Decottignies

Le 5 septembre 1740 était inhumé en cette paroisse Venant Decottignies.

Mais revenons maintenant un jour avant, le 4 septembre 1740, Roubaix était en fête, la journée avait été belle, la procession magnifique. Les canonniers au brillant uniforme rouge et blanc, les arbalétriers, les archers en habit de fête, tambour battant, drapeau déployé, le blason à la barrette, avaient prêté un nouvel éclat à la cérémonie religieuse.

L’office du soir venait de finir, le joyeux carillon de l’église St Martin cessait de se faire entendre, la foule rieuse et bruyante déroulait ses vastes anneaux comme un long serpent à travers le cimetière, se répandait dans les rues ou venait se grouper autour des échoppes qui stationnaient sur la place, tandis que les archers prenaient possession de l’Hôtel de Ville, pour veiller à la tranquillité publique, posaient Louis Joseph Delebecque en sentinelle et couraient se désaltérer chez Charles Antoine Wacrenier, au cabaret des trois bouteilles, peu distant du corps de garde.

Afin de mieux préciser l’endroit ou se situe notre histoire, il faut savoir que le cabaret des trois bouteilles, lieu de rencontres et Etat major de la compagnie des arbalétrier depuis 1731 se trouvait Grand Rue, donnant pratiquement sur la place « peu distant du corps de garde ».

Quant au corps de garde, il avait été bâti cette même année 1740 pour une capacité de 30 hommes et était attenant au couvent des sœurs de Ste Elisabeth, pratiquement sur l’entrée du chemin qui menait au château.

Delebecque, fortement dominé par la boisson, resté ainsi seul au poste, faisait sa faction l’épée à la main, marchant d’un pas aviné et se parlant à lui-même, ce qui prêtait à rire au passants.

Tout allait bien jusque-là, mais bientôt Pierre Antoine Leplat sortant du cabaret de l’Hôtel de Ville, longea la maison eschevinale, passa entre le corps de garde et la sentinelle, il en reçu un coup de plat d’épée avec injonction de passer au large sous peine de cachot, ce fait amena un léger conflit qui attira l’attention sur notre malencontreuse sentinelle, la foule s’en approcha et quelques brocards lancés par de mauvais plaisants finirent par l’exaspérer.

Cependant, Jean Decottignies et Venant Decottignies, son père, du village de Croix, sortant à leur tour du cabaret de l’Hôtel de Ville , passèrent comme Leplat le long du corps de garde.

Le premier reçu quelques coups de plat d’épée dont se prirent à rire les personnes rassemblées, ce que voyant, le père, s ‘adressant inofensivement à Delebecque, lui dit : « Ils sont bien méchants ces hommes de garde. » Il avait à peine achevé d’articuler ces mots, qu’il ttombe baigné dans son sang, percée d’un coup d’épée.

La foule, frappée de stupeur, recule en criant : » au meurtre ! à l’assassin ! » A ces cris, les cabarets se vident, les archers arrivent à la hâte, les têtes se montent, on veut leur arracher l’imprudent Delebecque, qu’ils parviennent à faire échapper. Le lieutenant, les sergents avertis surviennent, la foule se calme et se dissipe lentement. Le malheureux Decottignies est déposé à l’hôpital Sainte Elisabeth où il succombe en peu d’heures.

Il s’en suivit une longue information an laquelle furent entendus le fils du défunt Venant Decottignies, Jacques Albert Parent, Jean François Bulteau, Jean Bourgeois, Pierre Delvinquière, Michel Billet, Jean bernard Sénéchau et Joseph Bulteau, Sergent du Marquisat.

Il résulta de l’ensemble des dépositions que Delebecque avait à la vérité frappé sans provocation, mais qu’il était dans l’état d’ivresse et porté à l’exaspérartion par la populace. On ne peut s’empêcher de dire que si les hommes chargés de veiller à la sûreté publique avaient été au poste au lieu d’être au cabaret, ils auraient évité ce déplorable malheur.

Par l’intervention de M. Guillaume Joseph Bigot, pasteur, Ferdinand Hespel, lieutenant, Pierre Duthoit, Jacques Desrousseau et Pierre Lepers , homme de fiefs du village et comté de Croix, une transaction eut lieu devant Me Detombe, notaire, à Tourcoing, entre veuve et enfant Decottignies, d’une part, et Me Jacques Joseph Piat, notaire, fondé de pouvoirs, d’autre part.

Par cet acte, qui fut homologué en justice, Delebecque s’oblige à payer à la veuve (Marie françoise Dujardin) et aux enfants de sa victime 2400 florins, moyennant quoi il se trouve déchargé de toute poursuite.


Source : L.E MARISSAL, Juge de Paix, Recherches pour servir à l’histoire de Roubaix, 1844

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Article déposé par Christophe le 12 novembre 2006 |  Visites : 1414 |  Popularité : 1

- Commentaire déposé le 3 février 2014 par Morgane18.
J’ai manqué mon train du fait de ce billet, je regardais ce blog, du coup je suis parti après l’heure ! Morgane du blog de banques ligne


- Commentaire déposé le 8 novembre 2014 par AudreyT.
Instructif, en plus d’un sujet approprié, mes respects pour cet exposé. audrey du site des meilleures banques en ligne


En Bref (Tables de Leuridan)
20/04/2009
Mise en ligne des patronymes SIMOENS à STEVENART, soit 448 nouvelles entrées. Tables saisies par DENIS SPRIET


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